L’exposition est prolongée jusqu'au 12 février 2010.
les mercredis de 14h à 19h, les jeudis et vendredis de 14h à 17h
et les samedis de 10h à 13h ou sur rendez-vous.
Entrée libre.
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Brève biographie
Raymond Queneau, né au Havre le 21 février 1903, est considéré aujourd'hui comme un des grands auteurs français du vingtième siècle.
Personnage fascinant aux multiples facettes et en perpétuel questionnement, il fut simultanément – ou presque – romancier, poète, mathématicien, traducteur, philosophe, peintre, directeur éditorial, humoriste, scénariste, chansonnier, académicien, critique, satrape.
Il joua un rôle essentiel dans plusieurs mouvements intellectuels et littéraires. En 1924, Raymond Queneau rencontra le chef de file des surréalistes, André Breton, et s'engagea corps et âme dans le mouvemnt. Il y rencontra aussi sa future femme Janine, belle-soeur de Breton, avec lequel il se brouillera irrémédiablement en 1929. En 1933, son premier roman : Le Chiendent, sera couronné par le "Prix des Deux Magots."
En 1938 il entre aux éditions Gallimard comme lecteur et traducteur d’anglais. Trois ans plus tard il y sera nommé secrétaire général.
À la Libération, il fréquente Saint-Germaindes- Prés, en compagnie de son ami Boris Vian. Exercices de style (1947), son premier grand succès public, est un livre singulier qui raconte 99 fois la même histoire, de 99 façons différentes. La même année, il publie On est toujours trop bon avec les femmes sous le pseudonyme de Sally Mara.

Son poème C'est bien connu est, à l'initiative de Jean-Paul Sartre, repris par Juliette Greco sous le titre Si tu t'imagines et, mis en musique par Joseph Kosma, devient le tube de l'année 1949. D'autres de ses textes sont inerprétés par les Frères Jacques.
Il rejoint le Collège de 'Pataphysique en 1950.
En 1954, Gaston Gallimard lui confie la direction éditoriale de l’Encyclopédie de la Pléiade. En 1959, il connait la consécration grâce à Zazie dans le Métro, adapté par Louis Malle pour le grand écran.

Lors de la réunion du 17 avril 1961, le président de séance du Collège de ‘Pataphysique, Raymond Queneau, Transcendant Satrape et Grand Conservateur de l’Ordre de la Gidouille, annonce avec François Le Lionnais la mise en chantier d’un Dossier du Collège consacré à l’OuLiPo : Ouvroir de Littérature Potentielle. C’est au cours de cette séance qu’il définira les oulipiens comme des « rats qui ont à construire le labyrinthe dont ils se proposent de sortir."
En 1976, Raymond Queneau meurt à Paris à 73 ans. 
LA GALAXIE QUENEAU
L’exposition, conçue comme un parcours chronologique
et thématique, nous propose de
découvrir un peu de la galaxie Queneau, de
faire un bout de chemin en sa compagnie,
de rire et de réfléchir aux côtés de cet esprit
curieux et inquiet.
Nous accordons une large place à ses rapports
avec les peintres et la peinture, qu’il
pratiqua lui-même assidument surtout dans
les années 1946-1948. Un choix de gouaches
et d’huiles provenant du Centre de
Documentation Raymond Queneau de Verviers
sont ainsi exposées pour la première fois
depuis bien longtemps.
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Queneau entretint de nombreux rapports avec
le cinéma ; il fut scénariste et acteur, et se servit également de l’écriture cinématographique
dans nombres de ses écrits. Notre partenariat
avec la Cinematek nous permettra de voir ou
revoir Zazie dans le métro, Le dimanche de la
vie ou encore Landru (dans lequel Queneau
apparaît sous les traits de Clémenceau). Mais
aussi des courts-métrages, tels Arithmétique à
l’humour absurde et pince-sans-rire et l’étrange
documentaire Le Chant du styrène, réalisé par Alain Resnais.
A voir également la « Machine-à-Lire les Cent mille milliards de
poèmes » de Robert Kayser. Cet ouvrage
publié en 1961 chez Gallimard permet à tout
un chacun, selon les mots mêmes de Queneau
dans sa préface, de « composer à volonté
cent mille milliards de sonnets, tous réguliers
bien entendu. C’est somme toute une sorte
de machine à fabriquer des poèmes, mais en
nombre limité ; il est vrai que ce nombre, quoique
limité, fournit de la lecture pour près de
deux cents millions d’années (en lisant vingt-quatre
heures sur vingt-quatre). »
Mon M3 est lui aussi une "Machine-à-lire" la
combinatoire : il propose au regard les cent
mille milliards de possibles sonnets : il suffit à chacun, à sont rythme et en se déplaçant
autour de la sculpture, de lire successivement
n'importe quel premier alexandrin, ensuite
n'importe quel deuxième, et troisième, etc.
La
totalité est présente là.
R.K.
Queneau a souvent été considéré comme un
auteur drôle, mais pour qui fait l’effort de lire
un peu entre les lignes il y a aussi la poésie,
la philosophie, la métaphysique. A travers
les écrits et les citations, les manuscrits et les
correspondances – notamment avec André
Blavier – on découvrira aussi l’homme dans ses
dimensions intimes et tourmentées.
Queneau, c’est aussi la belle époque de Saint-
Germain-des-Prés ; il a connu Boris Vian,
Sartre, Bataille, Miró, Picasso, Gréco… Nous
les rencontrerons aussi, au fil d’affiches et de
photos.
Et pour le reste ? Des éditions rares, des documents
inédits. Des dessins, des peintures. Et
des livres, des adaptations, des BD, dans toutes
les langues et de tous les continents.
Cet événement est organisé par la Maison
du Livre, à l’initiative et sous la direction de
Christian Hublau. Nous n’aurions pu le mener à bien sans le soutien, les conseils, le partenariat
et les contributions de nombreuses personnes
et associations, parmi lesquelles nous
remercions tout particulièrement :
Jean-Michel Pochet, Jean-Marie Klinkenberg,
Andrée Blavier et Guy Jungblut, Suzanne
Bagoly (Centre de Documentation Raymond
Queneau de Verviers), Bob Vanantwerpen
(Galerie Utopia à Damme-Sijsele), Tonie de
Waele et Laurent De Maertelaer (la Cinematek),
Robert Kayser, Marie-Claude Cherqui, Florence
Géhéniau, le Dr Lichic et Bertrand Sassoye
(l’OuBreCPo), Karel Logist, Henry Landroit, et
nos collègues de la Bibliothèque communale
de Saint-Gilles. Merci à tous ceux qui nous ont
accompagnés sur ce chemin.
| Un catalogue non exhaustif de l’exposition est disponible. Il a été conçu, réalisé et imprimé en partenariat avec la Revue Indications et les éditions l’Arbre à Paroles. |
DANS LE CADRE DE L’EXPO
Exercices de style, texticules et autres queneauderies
Pièce et textes de Raymond Queneau
Par la Compagnie du Relais
• Vendredi 8 janvier à 20h

Florence Géhéniau et Yvan Michel sont tous
deux bibliothécaires et férus de théâtre.
Florence a en outre une passion pour Raymond
Queneau à qui elle a consacré son mémoire de
fin d'études : « Queneau analphabète ». A la
fin de leurs études, ils se sont associés pour
jouer les Exercices de style dans le cadre de
leur école.
C’est le début d’une grande aventure, puisque
sous le nom de « Compagnie du Relais »
ils furent souvent invités à se produire, en
Belgique comme en France. Tout en restant
fidèle à Queneau, le répertoire s’est enrichi au
fil du temps et de nouvelles recrues ont rejoint
la Compagnie, en particulier Serge Grégoire.
Les voilà qui nous reviennent dans un spectacle « pur Queneau », composé d’exercices
de Style, d’extraits de romans, de textes poétiques,
tendres, drôles, pour nous entraîner
dans une étourdissante fête des mots.
P.a.f. : 4 euros, 2,5 euros étudiants et chômeurs, entrée libre
pour les sans-papiers.
En partenariat avec la Cinematek
 LE CINÉMATOGRAPHE QUENEAU
Abécédaire de Queneau et le cinéma
Une conférence de Marie-Claude Cherqui
• Mardi 19 janvier à 20h
> à La Maison du Livre
Enfant, Raymond a usé ses fonds de culotte sur les velouteux fauteuils des cinés du Havre en compagnie de son père. Jeune homme, il a exploré les salles parisiennes, les chics et les moins, les popus et les ArzéÉssais. Charlot, le docteur Caligari, Jean Harlow, Marlène Dietrich, Tarzan, William Hart, Alice Faye et les autres ont imprimé sur sa rétine leurs lumières et leurs ombres mouvantes, muettes ou causantes, parfois chantantes. Devenu écrivain de romans et de poésie, Queneau a mis les salles osscures et leurs fantômes, en mots, en phrases, en pages, et même en un roman entier.
Dans la profession, il aura occupé tous les postes : dialoguiste, scénariste, acteur, auteur de chansons, réalisateur. Il aura croisé sur son parcours bien des êtres de ciné, de chair et d'os, d'esprit et d'art : Marcel Pagliero, Pierre Kast, Alain Resnais, Jean-Pierre Mocky, Luis Buñuel, René Clément, Claude Chabrol, Louis Malle ou Jean Herman (Vautrin)…
Pour s'initier ou découvrir un peu plus du cinochakeno et en admirer quelques images mouvantes et émouvantes, Marie-Claude Cherqui vous propose une causerie illustrée de projections d'extraits de films.
Marie-Claude Cherqui est docteur en littérature et civilisation française, auteure d'une thèse intitulée "Raymond Queneau, écrivain de cinéma", mars 2009.
P.a.f. : 4 euros, 2,5 euros étudiants et chômeurs, entrée libre
pour les sans-papiers.

Le programme de la Cinematek
> à la Cinematek, rue Baron Horta 9 à 1000 Bruxelles
 20 janvier
19 h : conférence par Marie-Claude Cherqui suivie de la projection de
Arithmétique et Le Chant du styrène.
21h : introduction à et projection de Zazie dans le metro.
 21 janvier
17h : Le Dimanche de la Vie
19h : Landru
Ces cinq films, ne sont qu'une petite part — mais quelle part ! — de l'œuvre cinéphilique et cinématographique de Raymond Queneau.
Arithmétique de Pierre Kast est l'un des neuf courts-métrages issus du projet fou de réaliser une Encyclopédie filmée. Raymond Queneau, auteur du commentaire y joue le personnage principal, curieux professeur expressionniste.
Le Chant du styrène, commande de la société pétrochimique Péchiney, raconte, à rebours, en alexandrins queniens et en Cinémascope, la fabrication du polystyrène. Maître de chef-d'œuvre : Alain Resnais. Un classique du court-métrage français.
Filmée par Louis Malle un an après la sortie du roman, Zazie dans le métro (cinquante ans au compteur et pas une ride !) est la plus folle de toutes les incarnations queniennes au cinéma.
Le Dimanche de la vie, à savourer la semaine et les jours fériés, est la discrète et mélancolique adaptation du roman par Jean Herman. Queneau en écrit les dialogues destinés, entre autres, à Danielle Darrieux qui y joue une délicieuse Julia Ségovie.
Dans Landru, film noir haut en couleurs, Queneau se grime en Tigre et bafouille deux répliques au travers de sa moustache postiche sous l'œil amusé de Jean-Pierre Melville lui donnant la réplique déguisé en Georges Mandel. Un petit caprice de Claude Chabrol. Avec Charles Denner en serial killer !
P.a.f. : 3 euros (1 euro pour les abonnés de la Cinematek)
Le nombre de places est limité : il et prudent d'acheter son billet à l'avance.
Tél : 02/551.19.19

C’est en écrivant qu’on
devient écriveron
Stage d’écriture animé par Karel Logist

Par cet aphorisme, l’auteur de Zazie dans
le métro nous rappelle que l’écriture peut
aussi être un artisanat et la langue un
matériau malléable à souhait. La poésie
de Queneau est à la fois populaire, érudite
et autobiographique. Si vous êtes
curieux de son univers littéraire, si vous
avez envie de jouer avec les mots sur une
page blanche ou imprégnée déjà de l’encre
et des mots de l’auteur des Exercices
de style, cet atelier peut vous concerner.
Karel Logist vous propose une immersion
dans la langue et le(s) style(s) d’un écrivain
hors norme et indémodable. Avec
les outils de la « fabrique de littérature » de Queneau, il vous accompagnera sur
le chemin de votre propre écriture. Après
vous avoir rappelé des notions de formes,
de rhétorique, de versification et de prosodie,
il vous stimulera à écrire avec ou
sans contraintes littéraires. Ensemble, on
s’exercera à écrire des aphorismes, à farcir
des textes, à composer des contes combinatoires « à votre façon », à appliquer
la technique S+7. On s’initiera à d’étonnants
jeux queniens comme la liponymie
ou le logorallye…
Il ne s’agira pas d’imiter Queneau, mais
d’écrire en résonnance avec un univers au
sein duquel profondeur, universalisme et
ludicité font bon ménage. On se divertira à augmenter parfois, à caviarder aussi aussi des textes poétiques existants ou produits sur place. Quelques poèmes dorment en chacun de nous et attendent d'être écrits. Leur partage fera aussi partie des plaisirs de l'atelier "Queneau", comme celui de les dire et d'écouter ceux des autres.
Karel Logist est né en 1962 à Spa. Depuis Le Séismographe, en 1988, il a publié une douzaine de livres, distingués par de nombreux prix, en Belgique comme à l'étranger. Documentaliste à l'Université de Liège depuis vingt ans, il coanime l'association littéraire Le Fram, tout en étant critique littéraire, nouvelliste et animateur d'ateliers d'écriture.
Son site : www.karellogist.net
Dates : 15, 16, 17 janvier 2010.
Vendredi de 18h30 à 20h30, samedi et dimanche de 10h à 17h. Prix : 95 euros

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