RÉCITS PLASTIQUES
Photographies – Peintures - Installation
Michel Elias, Nathalie Gassel, François Harray et Amélie Marchal, quatre artistes réunis autour de la thématique du livre
Vernissage : le
7 septembre à 18h
Exposition : du 8 au 18
septembre 2010
les mardis
de 12h à 17h, les mercredis de 14h à 19h, les jeudis et
vendredis de 14h à 17h, le samedi 11 de 9h à 18h et le
samedi 18 de 9h à 13h, ou sur rendez-vous.
Entrée libre.
Séries narratives
Amélie Marchal propose des récits de vie
photographiques. Quatre séries de dix images
vous présentent une tranche de vie de personnages
rencontrés. Ces séries prennent la forme
d’un récit narratif. Le spectateur pourra lire ces
images comme autant de brèves histoires.
Le livre et ses images

Nathalie Gassel offre une réflexion sur les
rapports entre l’image et les mots à travers
des portraits d’écrivains, et de ceux qui mettent
le livre en valeur. Elle aime ces moments
de rencontre, dans ces lieux où des écrivains
viennent à un rendez-vous avec leur public.
L’écrivain alors n’est pas comme le plus souvent,
solitaire devant son manuscrit, mais
face aux autres, à son lectorat. Ces sont ces
moments que Nathalie Gassel capte, munie de
son appareil photographique.
Son livre Récit plastique est un aboutissement,
qui marie les deux facettes de l’artiste, l'écrivaine
et la photographe. Ce livre est de l’ordre
de l’essai, de l’introspection, et une entrée en
abysse dans la force obscure des corps, dans
tous leurs états, malades ou bien-portants.
http://users.skynet.be/nathaliegassel/
Carnets de voyages

Michel Elias présente une collection d’imagesà l’intérieur de carnets de voyages, et
une séquence de petits tableaux. Il s’agit de
portraits, des traces de lieux, des bribes de
scènes vécues. Des évocations d’épisodes de
voyages, parfois lointains, parfois intérieurs,
l’image n’obéissant pas à la représentation
du réel objectif, mais au mystérieux travail
de la mémoire. Les images ainsi ordonnées
constituent la matière première d’un récit sans
mots, d’un livre que le spectateur pourra lire et
mettre en relations selon sa propre histoire.
Illustrations de “Nielles”
Il s’agit d’un travail de Michel Elias sur une
oeuvre poétique de Luc Moës intitulée Nielles,
en cours d’impression. « Des images et des
sons, des impressions et des rythmes s’imposèrent à moi, construisant des images, convoquant
des couleurs. J’ai emmagasiné tout cela
et j’ai laissé “mûrir”. Je notais mes impressions
sur des bouts de papier, à l’aide de mots mais
aussi avec de la matière colorée, des images
déchirées dans des magazines, des griffonnages,
des traits affirmés et des repentirs, des
superpositions et des transparences. Après
avoir construit des dizaines de propositions
il m'a fallu ensuite trier, classer et éliminer
pour ne garder que ce qui entrerait le mieux
en dialogue ou en contrepoint avec les mots
du poète. L’expo à la Maison du Livre sera
l’occasion d’une soirée de lecture de Nielles ainsi que la présentation aux cimaises de mon
travail de peintre lecteur. »
http://www.michelelias.net/Peintures_de_Michel_Elias/Michel_Elias.html
Urban-Pixels on TV :
roman-photos
Historiquement la photographie s’est âprement
débattue pour mettre artistiquement
en valeur ses spécificités propres par rapport
aux Beaux-Arts. Or il apparaît que la photographie
numérique doive à son tour acquérir
une autonomie par rapport à sa grande soeur
argentique. Autonomie à ce jour toute relative
puisqu’elle use et abuse en grande majorité
d’un support papier à l’instar de son ancêtre
auquel elle reste inféodée.
Voici pourquoi François Harray, avec Urban-
Pixels on TV – composé de matériel numérique– se propose d’utiliser un support ontologiquement
de même nature. Urban-Pixels on
TV se présente sous la forme d'une installation
d’écrans plats diffusant un roman-photos
accompagné d’images décorum – illustratives –
dudit sujet sur écran géant.
http://www.francois-harray.be/
Dans le cadre de cette expo :
NIELLES, de LUC MOËS
• Jeudi 9 septembre à 20h
Présentation et lecture de poèmes de Luc
MOËS, extraits de Nielles. Cette rencontre,
en présence de l’auteur, constitue aussi le
lancement de Nielles juste sorti de presse. Luc
MOËS est également l’auteur d’Apartés et de
Sillons, dont Jean-Claude BOLOGNE a écrit :
« Bien sûr, on est séduit … par cette sublimation
progressive du désir qui ne perd rien de
sa force, de sa sensualité en se fondant dans
le divin… »

CALOTYPES, NOUVELLE COLLECTION
• Mardi 14 septembre à 20h
Présentation de la nouvelle collection« Calotype » dirigée par François HARRAY aux éditions Biliki. Cette collection de livres
photographiques présente le travail d’artistes
inconnus dont la qualité esthétique de haut
niveau mérite une publication.
Avec la participation de Patrick LOWIE, directeur
des éditions Biliki, et d’Amélie MARCHAL,
qui fera un exposé sur la notion de temps
(temporalité) en photographie. 
LES RAPPORTS TEXTE-IMAGE
• Jeudi 16 septembre à 20h
Une table-ronde réunira plusieurs intervenants
sur le thème des rapports entre le texte et
l’image, parmi lesquels David GIANNONI, éditeur
de Maelström, Philippe BACHY, éditeur
du Somnambule équivoque, Pierre-Dominique
SCHMIDT, auteur de photographies, et bien
sûr Nathalie GASSEL, dont la démarche artistique
est au coeur du sujet. Toute personne
intéressée par cette démarche est la bienvenueà ce débat.
Entrée libre aux 3 conférences

TOUAREG, D’HIER À AUJOURD’HUI
Photos-récits de Marcel De Munnynck
 En 1974, aux confins de l’Algérie et du Mali,
j’ai rencontré dans un camp de sinistrés des
Touareg victimes de la sècheresse. Aujourd’hui
je confronte mes photographies anciennes
et récentes et compose des récits de vie en
images.
L’exposition, un récit
En 1974, j’étais avec une équipe d’Oxfam et
le Croissant rouge algérien à la frontière avec
le Mali, à Timéiaouine. Le Sahel était frappé
d’une sècheresse prolongée. Lors d’un voyage
précédent de traversée du Sahara, j’avais été
confronté à la situation : des monceaux de
cadavres de bétail le long de la piste, des
gens qui mangeaient ce qu’il restait de feuilles
d’arbres. Eleveurs, les Touareg sans leurs ani- d’arbres. Eleveurs, les Touareg sans leurs ani- maux mouraient par milliers. On pensait que ce peuple allait disparaître, à la fois ou les raisons climatiques mais aussi politiques, et avec lui sa culture. J'ai voulu en avoir le coeur net. Dès 2003, j'ai fait circuler dans la région du Hoggar mes photos de 1974.
 « Tekouken, ah oui « Koukena », elle est morte
malheureusement ». Mais on reconnaît bien
Khoussini Ag Marly mon guide et ami, Bellou,
l’ancien guerrier, Lalla, la chanteuse, Tehoknit
qui chantait bien aussi, Najim qui était au service
de l’armée, Hambu qui m’avait volé mes
clés de camion puis mes sandales. En 2005,
lors d’un circuit dans le Tassili du Hoggar, un
des chauffeurs, Mulita, se reconnaît sur une
photo, il avait 16 ans. Lalla et Tehoknit nous
organisent un tende, forme de chant traditionnel,
sous la tente à Tamanrasset. En 2006,
je retourne pour photographier et interviewer
ces personnes : satisfaction ou regrets vis-à- ces personnes : satisfaction ou regrets vis-à- vis de la vie ancienne ? Je rencontre Hamza, qui défend et enseigne la langue Tamahaq et l'écriture Tifinagh au Lycée. En 2009, grâce à Mulita, nous retrouvons à Timéiaouine
Souhajetta, un peu triste, Mella qui se souvient
de tout, Loyssa qui réclame de nous voir,
Soudrat, un peu malade mais qui porte toujours
des amulettes comme en 1974, Hella qui était petite fille à l’époque, enfin Titi, retrouvé
dans son campement au-delà de la frontière,
qui nous accueillera avec beaucoup de chaleur
et des plats traditionnels.
L’exposition montre, sous la forme de longs
photos-récits, ces rencontres particulières,
témoignage du passé, lien avec le présent,
pistes pour l’avenir. Les Touareg, c’est surtout
une culture qui ne tient pas à disparaître mais à s’adapter et se moderniser. Pour donner plus
de place à l’écrit et la parole, j’ai élaboré aussi
un carnet illustré témoin de ces personnages.
Photographies sur http://www.flickr.com/photos/marceldemun_art/ 

A LA DECOUVERTE DES CULTURES BERBERES ET TOUAREGUE
• Samedi 2 octobre de 17h à 21h

Contes berbères, chants, ateliers de calligraphie,
initiation à l’alphabet tifinagh, concert de
musique touarègue avec le "Sahara Blues"...
nous vous proposons des activités multiples
pour petits et grands, à savourer seul(e) ou
en famille. Pour plus de précisions sur le programme,
rendez-vous prochainement sur le
site www.lamaisondulivre.be !
VENTS DE SABLE, FEMMES DE ROC
• Dimanche 3 octobre à 20h

A l’occasion de l’exposition, le Centre Culturel
Jacques Franck propose, dans sa programmation
Cinéma, le film documentaire de Nathalie
Borgers, Vents de Sable, Femmes de Roc
(Belgique, Nigeria, 2009, 90 minutes). Amina
s'apprête pour la caravane des dattes. Chaque
année, avec d'autres femmes Toubou, elle fait
ce voyage de 1500 km à travers le Sahara en
dépit des dangers, de la chaleur (50°C) et des
tempêtes de sable. Car il est pour ces femmes
nomades la clé de leur indépendance économique :
avec le revenu de la vente des dattes,
une famille peut vivre pendant un an. Mais
Amina, jeune femme rebelle de 26 ans, en a
assez de ce long voyage…
P.a.f. : 1,25 (Art 27), 2,50 (-26 ans, étudiants, seniors, aloc.
sociaux),
4 euros (les autres)
Chaussée de Waterloo, 94 - 1060 Bruxelles - 02/538.90.20

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