Le porte-monnaie

(Musique : Boléro, version P. Dac et F.Blanche « Le parti d’en rire »)

J’ai enterré mon bon vieux porte-monnaie
il n’avait plus rien à manger
Il m’a quitté pour s’en aller
au paradis où vont tous les boursiers
Il n’a pas pu rentrer

Il s’est présenté au purgatoire
un malabar lui a dit : "c’est complet
Va donc t’asseoir et prends un ticket
ou adresse-toi au prochain guichet
et reste sur le trottoir,
ou tu vas voir "

On l’a pris une fois passé la port’ de l’enfer
sa tirette éclair, ces chèques travellers
et Lucifer lui a dit " c’est ton problème, c’est bien fait,
ton pêché c’est que tu te laisses faire.
Mes fours doivent tourner, et sous franchise
je dois les fermer, restructurer, et provoquer la crise
ou
faire la guerre,
semer la misère
et t’envoyer aux galères."

Puis, sous un contrat d’apprenti stagiaire
on l’a envoyé sous terre,
près de Vulcain dans son cratère,
pour aller travailler comme prolétaire,
fabriquer des ailes

Mais il n’était pas très débrouillard
et on connaît le reste de l’histoire
il est tombé dans l’eau d’une mare
où un pêcheur l’a empêché
de se noyer
et de sombrer

Un paysan qui sur son champ labourait
l’a invité, a prendre le thé
avec du sucre et du lait. C’est bien peu,
mais c’est chaud, il disait et il le partageait.
Ils s’en sont allés, vers le soleil
et sur un petit papier
ils m’ont laissé leur bon conseil
et une bouteille
pour mon réveil :

"Le paradis est
pour les nantis mais
à nous la Terre
pour rester solidaires."

Chorale

Les épaules fortes
doivent porter
la crise qu’ils ont créé

Le capital
est très nuisib’
à not’ santé et nos portemonnaies

variante

Le capital
ce cannibale
voudrait manger
notre porte-monnaie

Bob Roeck

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