Qu’emporter sur l’île déserte ?

Parlons d’abord pratique :

. Se vêtir ; j’hésite cependant. Mieux vaut-il emporter le même vêtement en plusieurs exemplaires afin de se libérer de la contrainte éternelle du « quoi mettre aujourd’hui ? », ou bien mieux vaut-il des tenues variées qui satisferont diverses humeurs ? Pas de réponse définitive à ce jour.
. Dormir ; le minimum est le coussin en plumes, même si on peut espérer que le sable savamment creusé puisse avantageusement le remplacer. Réfléchir aussi au fait qu’un sable trop grossier risque de gratter et donc de perturber le sommeil. Consulter les avis des internautes familiers du lieu, à ce sujet.
. Manger et boire. Boire d’abord. Se passer du thé sera impossible, à priori. Cependant, on peut raisonnablement imaginer que sur place poussent des végétaux infusables. Se procurer un « Que sais-je ? » sur la flore locale. Pour la nourriture, idem : ne pas compter sur les réserves, qui risqueront soit de fondre soit d’être dévorées par quelque bestiole. Mieux vaut éviter toute déception et se contenter d’un ouvrage type « Je mange bien avec trois fois rien – En vacances sur une île déserte ». Apprendre d’ici là à faire du feu.
. Se soigner. La trousse de toilette contiendra quantité de flacons d’huiles essentielles essentielles. On sait que quelques gouttes suffisent en général, on a le temps de voir venir. Un miroir sera-t-il nécessaire ? Oui, sans doute, vu l’expérience navrante de Robinson, que son chien Tenn ne reconnut pas tellement son maitre avait changé. Vu que mon chat souhaite faire partie de l’aventure, il me revient de lui éviter la frayeur de se croire abandonné par sa protectrice. Ciseaux, brosses à dents (le sable servira d’abrasif dentaire), crème solaire à prévoir, assurément.

Pour ce qui est des activités :

. Romans, classiques et modernes. Contrairement à ce que pense Mme Desplechin, on a le droit de lire et relire et rerelire un bouquin, y compris un polar. N’importe quelle description peut inciter à la rêverie, j’ai déjà pu l’expérimenter. Je compte aussi réécrire certains romans, que j’estime, modestement, mal aboutis ou susceptibles d’être réactualisés. Ou bien tester l’une ou l’autre consigne d’écriture lue dans un manuel spécialisé. Prévoir donc petit matériel d’écriture. En guise de marque-page, on pourra glisser une photo de l’homme aimé.

Liste à compléter ; il reste encore quelques kilos disponibles pour le bagage en soute.

Sandrine Gossuin

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