2 textes d’Elisa Werts

ART ABSTRAIT JE DIS NON AU CONCRET

coloré, motivé, crée, invente ta liberté de penser
tu n’auras qu’à t’assumer
met de côté ta créativité et laisse en toi le savoir faire et le trop plein de sûreté pour que ne règne en toi que ta pensée inventée lors de ce tableau encore plus beau encore plus haut va chercher ton avenir au cœur d’une ville sans cœur qui t’aura fait réussir qui t’aura fait grandir, réfléchir instruction introduction d’un nouveau monde sans réflexion que des tractions pour "une bonne santé " n’as-tu pas oublié la santé pourrie de la société ?
à croire qu’elle a beaucoup de muscles pour pouvoir porter toutes ces injustices sans jamais classer les feuilles qui débordent du paquet
sans jamais s’en préoccuper ce sont quand même que des attardés sans goût pour la justice sans quoi on est tous suspendus suspendus à un même fil si fragile que même le vent si présent pourrait faire tout craquer par sa force naturelle
je produis sans cesse de l’éternel ne jamais croire mourir demain un arrangement serait notre appartement ne crois-tu pas au calendrier de l’avant ici pas le temps de reculer ni de se louper
ta chance faut l’apprivoiser faut apprendre à la diriger
ne vois tu pas ces contradictions s’envoler v’là plus qu’elles se retrouvent né à né avec la pauvreté
pour plus de légèreté va donc les accompagner rien n’est encore dégusté par ces ploucs de riches trop d’la triche viens plutôt essayer la quiche de mamy emmerde t’as jamais trop dans ton assiette alors prêt pour quoi encore t’as toujours pas fini pas compris
mais puisqu’il n’y a rien sous le bikini

LA FEMME TÉMOIN

Je suis la femme témoin d’un acte grave.
Tout cela remonte à il y a longtemps et à vrai dire je ne m’en rappelle plus très bien. Je vais tout de même vous faire part de ce dont je me rappelle de ce jour-là.
J’étais sortie en ville comme tous les samedis matin pour acheter les ingrédients indispensables à la réalisation de ma soupe quand, soudain, je voulus m’engager sur le trottoir voisin.
Mes chaussures marchaient dans les feuilles mortes - car oui à cette époque c’était l’automne, raison pour laquelle la boisson chaude était utile - quand je voulu m’y engager.
En faisant signe à une voiture de s’arrêter, je vis qu’un monsieur marchant à toute vitesse, habillé chiquement, à la démarche pressée, faisait décoller les feuilles mortes du sol. Je distinguai bientôt quelque chose ressemblant très fort à un... collier !
Un collier en mauvais état et, si je ne m’abuse, en forme de fougère si ma vue est bonne. Je distinguai aussi le contour de celle-ci couleur vert émeraude ; chose inhabituelle s’il en est, comparé à ce qu’on trouve sur le marché où les gens se rendent.
Nous étions là face à quelque chose d’insolite qui allait bientôt être écrasé ; ce qu’il fallait à tout prix éviter.
A ce moment là, nous étions deux sur le même trottoir à penser cela. L’homme à côté de moi fit trois pas en avant et alla trouver le monsieur en courant car ce dernier s’engageait de plus en plus rapidement dans les rues de la ville. Il arriva bientôt à quelques centimètres du collier.
L’homme à côté de moi le rattrapa et lui fit un signe mais il ne l’écouta pas et marcha dessus.
Résultat : le collier se brisa en mille morceaux et nous nous retrouvâmes à ramasser morceau par morceau ce qui restait désormais de cette étrange découverte.

Elisa Werts

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