Textes de Mona LLorca

Consigne : Imaginez une porte. Derrière la porte, une femme est enfermée.
On ne sait pas depuis combien de temps ; pourquoi elle est là. Elle ne parle pas. De l’autre côté de la porte, une autre personne lui parle pour la faire sortir. Dans ce qu’elle dit, on doit comprendre toute l’histoire et tout le rapport.

"Princesse Zarah !

Cela fait déjà 10 ans que vous êtes là toute seule, dans cette cabane, au milieu du désert...

Je me souviens quand vous veniez déguisée en homme dans le souk.
J’étais le seul à vous reconnaître.

 Je sentais la sève de votre corps de jeune fille même quand vous preniez un ton grave pour commander vos fruits à l’étal.

Je me sens responsable de votre solitude.....

....C’est moi qui vous ai dit d’être la souveraine de votre vie.

Quelle ne fût pas ma surprise quand, à 18 ans, vous avez défié votre père Le Roi , quitté le château et attendu ici que l’amour de votre vie arrive !

Aucun de ceux qui ont frappé à cette porte ne vous a convaincue.

Aujourd’hui le vieil aveugle, que je suis et que vous avez écouté la veille de vos 18 ans, vous supplie d’ouvrir cette porte et d’aller, vous, à la rencontre de votre amour."

Consigne : Ecrire des petits portraits. Choisir la personne(soit en Je/Tu/Elle).
Choisir une conjugaison. Choisir la ponctuation.

Texte 1
Tu viendrais me voir ce soir !
Tu te réjouirais,comme toujours, de la femme mûre que suis devenue.
Et comme toujours, tu me complimenterais sur mon intérieur, ma cuisine, mon compagnon, mes amis, ma vie...
Comme tu me manques Mammy !

Texte 2
Elle plissait ses doux yeux bleus ; elle arrondissait sa bouche pleine, rouge et prometteuse.Elle trottait sur ses hauts talons, sa croupe se balançait alors de gauche à droite dans sa robe moulante.
La star apparaissait.
Et Marilyn où était-elle ?

Consigne : lettre à une petite fille à naître

Je sais que tu as choisi de venir dans ce ventre de femme.

Là d’où tu viens, la croyance d’un chemin de vie, comme source d’évolution, fait loi.

Tu penses avoir trouvé les bonnes portes( cette mère et ce père).

Dans le monde de sages et d’âmes dans lequel tu as encore un pied, on t’encourage( tu as le potentiel pour progresser), on te félicite ( ce ne sera ni trop facile-facile rimant avec inutile d’après le monde de tes origines ; ni trop difficile-tu pourras laisser la vie prendre son cours).

ça ma belle c’est le paradis !

On oublie un peu facilement que chez les hommes, l’imprévu peut surgir à tout moment.Il existe, par exemple, des mégalos, des fachos et des paranos qui parfois conjuguent les trois et alors c’est pas jojo. T’as tout le monde parterre ! Puis des êtres humains se relèvent, tendent les mains aux autres et renvoient les vilains cocos dans les oubliettes.

T’as la terre qui a de plus en plus du mal à tourner rond à cause des couches d’ozone trouées, des substances empoisonnées utilisées et de l’argent recherché plus que l’humanité dans le cœur des gens.

Et toi tu arrives là et à ce moment-là car c’est vrai tu vas donner ton maximum pour grandir en lien avec les autres êtres humains(ta famille, tes amis, tes amours et tous ceux que tu vas croiser), pour préserver l’harmonie qui t’habite.

Bientôt tu vas sortir de ton abri. Une jeune femme va te recevoir dans ses bras et ta vie va commencer. Tu auras tout oublié de ton monde de lumière.

La lumière persistera pourtant dans ton cœur et fera briller tes yeux.

C’est pourquoi tu t’appelleras Prunelle 

Consigne : Des gens coincés

Le tgv de 21h55 est bloqué dans la neige. Dans un wagon, elles ne sont que des femmes. Comment vont-elles raconter leurs histoires de femmes

Situation a) trouver la femme, les raisons qui font qu’’elle va de Paris à Bruxelles. De quoi a-t-elle l’air.

Une petite femme blonde(coupe carré, cheveux lisses). Elle est menue, a des yeux bleus pétillants. Elle a la soixantaine environ.
Elle a une allure décontractée : une parka crème, des bottes en daim marron très souples, à mi-mollet sur un jean délavé et assez près du corps.

Elle sort un petit ordi.Elle a choisi de réserver à la table de 4 car elle aime échanger.

Avant que le train démarre, elle sourit à ses voisines Puis elle regarde son écran:des tableaux aux pastels,très colorés ; des sculptures en bronze(petits personnages asexués ; ; ;)

De tout ceci émane une certaine grâce. Elle fait défiler les œuvres sur l’écran et modifie parfois l’éclairage, le cadrage...Puis elle ferme les yeux quelque temps...Le train démarre.

Situation b) Elle se racontent. Tenir compte des autres, par exemple : " je vous vois sourire". Visualiser les détails. Dans le train, on a :

Odette, la roumaine, la quarantaine 

Brigitte, 65 ans

Sabine, 40 ans, qui rentre de New York

Chloé, 30 ans, vient de visiter le Brésil

Mathilde, une métis

Elia, 60 ans

Je m’appelle Brigitte. J’ai toujours aimé comment la vie rapproche les gens. Cela fait une heure que nous sommes coincées dans le train et nos langues se délient enfin. Dehors il neige mais je commence à sentir le dégel à l’intérieur. Pas vous ?

ça me rappelle l’Inde. J’ai vécu là-bas à la grande époque hippie, à Goa, un paradis avec des maisons surplombées d’un balcon au bord de mer.

On planait toute la sainte journée.( Maintenant , je suis grand-mère alors les substances psychédéliques je ne connais plus). Il y avait dans la communauté une belle femme de 50 ans, brune, bronzée. Elle sortait avec un bel anglais de 20 ans plus jeune qu’elle. Elle me fait penser à vous Mathilde, libre comme l’air, impressionnante par tout ce qu’elle avait déjà vécu alors que nous étions tous des mômes.
Je remercie la vie pour la présence de cette femme parmi nous. Elle est devenue notre mère à tous et nous a évité, mine de rien, de tomber dans la dépendance. Elle favorisait l’herbe, la cocaïne. Mais "sur sa plage", comme elle disait, on ne trouvait pas un seul gramme d’héroïne.

Nous étions une sacrée bande de joyeux drilles. Tous les 6 mois on se faisait la bise et on sortait d’Inde à la recherche d’un nouveau visa. A chacun son système D .Deux fois je suis revenue. La troisième, je suis partie au Mexique. J’ai rencontré mon futur mari sur une plage mexicaine, un belge rouge comme une écrevisse que j’ai soulagé grâce à un onguent fabriqué à partir d’une recette de la belle brune cinquantenaire. C’était une fée !

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