Dominique Debroux

SAINT-GILLES

Vivant, vibrant parcours
Pavés bruns, pavés gris
Rue étroite
Colline câline
La foule grouille
Tissu humain à portée de main
Cousu de reflets incognitos
De rue en rue
De rire en rire
Le métro secoue les esprits trop étriqués


J’ai rendez-vous avec ces Messieurs : Horta, Gilles, Piquet, Victor… à ma campagne !
Petits cafés, ateliers
Flâner
Une prison château côtoie un palais cache-poussière


— Les tissus humains perdurent sous les pavés où la plage de Saint-Gilles respire à longues vagues et inspire quelque fois les poissons de la rue de Thy qui a des tics les jours impaires
C’est-à-dire presque chaque fois que Gilles l’astronome de la place Morichar mange des petits os
— Connaissez-vous Saint-Gilles cric crac ? Il est coutume dans ce village de se promener pieds nus et de chuchoter des histoires à dormir couché.
— Voilà venir les files d’attente et de détente au parc Paulus suspendu à une liane de de paroles qui clignote entre 13h et 13h05 même les jours de pluie !
— Gilles est constituée de deux ll’s ! Deux belles grandes ailes !


HISTOIRE D’UNE RUE

— Rue de l’imprimerie, on y imprime mes rues, mes rires, mes grimaces, mes pitreries
— dans la rue de la Victoire dansent les poires dans le noir, faut le voir ! C’est la foire !
— dans la rue de la Source, pousse de la mousse rousse qui tousse et mousse, mousse, mousse !
— Maison proprette, repeinte violette
Traces de papier collant sale
Petite maison cubique de briques
Petites maisons fatiguées, crottoirs défaits
Rideaux chiffonnés, portes effacées


LIEUX

La piscine Victor Bouin tacobulatasse a encore fait des siennes !
C’est quand même pas possible de laisser l’eau de la source couler ! Ca creuse des flaques et puis voilà, on patauge dans ces flaques d’eau,
Des flaques dures et des flaques molles, des flaques flaques et des flaques à claques !
C’est du piscitof de vie, ça !

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