Intervention 2

Laura
1) on nous parle de pollution et gaspillage ressources naturelles, mais après on nous amusent avec jeux d eau et de lumière..

2) acheter sans penser : ça c est la règle !

3) je suis triste, triste de voir guerres et violence par tout, mais tout oublier en rentrant dans un centre commerciale

4) on achète pour jeter, on jette pour ri-acheter, on doit paraître : c est l’apparence qui conte
Un seul seigneur ou plusieurs.
Bernard :
Patricia
Page 7 : Plusieurs maîtres …

1. Qui est vraiment aux commandes de notre pays ?
Notre gouvernement ? Mouais !
L’union Européenne ? Peut-être !
Mais ne sommes-nous pas plutôt gouvernés par les multinationales et les banques, ces murs d’argent, vrais lieux de pouvoir ?!?

2. Dès l’enfance, l’école nous formate dans le même moule de gré ou de force. Ça passe ou ça casse !
Comment concilier l’apprentissage du vivre ensemble et le développement de la réflexion personnelle, d’un espace permettant la désobéissance ?

3. L’être de raison n’obéit pas aux lois de la cité, mais y adhère ou s’insurge contre elle s’il la trouve injuste (Spinoza).
Il faut avoir la possibilité de développer sa conscience pour pouvoir être son propre maître

Page 39 : les rois d’Assyrie …

1. Nicolas Sarkozy caracolant dans les magazines people, l’attaque pathétique (mais presque !) de Valérie Triwieller contre François Hollande, Elio di Rupo se dévoilant dans l’émission Sans chichi, Bart de Wever paradant dans les émissions récréatives flamandes, … Chercher l’erreur ! Un chat n’y retrouverait plus ses jeunes !
La vie privée des hommes et femmes politiques est jetée en pâture dans l’espace public et les vrais problèmes restent à l’arrière-plan.
Les gens n’y voient que du feu !

2. Les ingénieurs du mensonge sont à pied d’œuvre pour construire une image sur papier glacé des politiques. Nous sommes bluffés par ces communicateurs professionnels et nous ne savons plus qui détient le pouvoir ni comment. Chacun fantasme sur ce qu’il voit comme les infortunés prisonniers dans la caverne de Platon.

3. Les relations entre les personnes sont de moins en moins directes, car les nouvelles technologies mal maîtrisées dressent un écran de fumée masquant ainsi la réalité des choses.

A la vérité c’est le naturel du petit peuple
Anne

Quand il s’agit de partir à la guerre, on te dit : we trust you ! Toi, tu y vas pour des valeurs de démocratie et finalement tu te fais avoir. Tu te retrouves dans un guet-apens où tu demandes « Qu’allais-je faire donc dans cette galère ? Si j’avais su, je ne serai pas parti. »

De nos jours, les tyrans, ce sont aussi les gourous. Le gourou, il a un bagout et un charisme qui lui permet de profiter de la naïveté d’une personne ou d’une famille. Le gourou aveugle ses proies qui ont en portent en lui leur confiance. Il profite de cette confiance pour soutirer du temps, de l’argent...Toi, tu fais confiance parce que tu te sens aimé, parce que tu as l’impression d’avoir une valeur dans le groupe et finalement sans t’en apercevoir tu t’es fait avoir. Ex : la secte Moon et ses mariages par milliers, la famille en France dont finalement tout les membres sont morts brûlés

La mode elle ne fait que profiter de la construction de l’identité d’un adolescent afin de lui faire croire que parce qu’il achète telle marque, il va affirmer sa personnalité, qu’il va pouvoir faire partie d’un groupe. Avec cette marque, il va pouvoir rentrer dans le système et ne pas se marginaliser aux autres. En plus, toutes ces marques, elles te proposent des vêtements de mauvaises qualité faits par des petites mains, mais ça l’adolescent on ne lui dit pas.

La technique de l’hameçon, c’est tu reçois un mail, une lettre où on te dit que tu as gagné. Tu as gagné mais on ne te donne pas ton lot comme ça, on te dit que pour l’avoir, il faut que tu fasses
que quelque chose : signer un papier, donner tes coordonnées bancaires... Toi tu mors à l’hameçon alors tu signes, tu fais les démarches et puis finalement tu découvres que tu es engagé dans un contrat dont tu n’arrives pas à dépêtrer. Tu es dans quelque chose de totalement malveillant et tu te retrouves avec des lettres de huissier. Tout ça part d’une simple lettre anodine et à la fin tu ne sais même pas comment te sortir de cette affaire.

Hélène

C’est pas normal quelqu’un de gentil. La bonté, la gentillesse, la générosité, c’est pas normal. Ca cache forcément quelque-chose.

Il est certain qu’avec la liberté

Anne

1- La chance sourit aux audacieux. Il faut oser, avoir de l’audace pour réussir.

2- On a le choix. Oui, on a le choix de refuser et de se révolter. Refuser la guerre, refuser les tyrans par exemple. Si tu prends la révolution en Egypte, au début, c’est juste quelques personnes qui sont intervenues et qui se sont soutenues et finalement, ça a fait écho. Ils ont débouté leur président Hosni Moubarak. Il fallait du courage pour agir. Ils ne se sont pas laissés avachir.

3- On devrait plus souvent se comporter comme sur un ring de boxe. Sur le ring, il faut du courage, de la vivacité, de l’action, de la pugnacité et au final un des deux aura la gloire. Quand tu es face à un conflit, il faut que tu aies le courage de régler tes problèmes, de les affronter. Tout le monde a trop peur de monter sur le ring. Peur de quoi ? De perdre sa petite propriété, sa petite bagnole, ses vacances ?

4- Dans ton éducation, on te culpabilise pour que tu ne te révoltes pas et on en profite. Du coup, quand t’as envie de te révolter, tu penses que tu as tort et tu t’en veux.

5- Les multinationales, elles te connaissent mieux que toi. Elles savent ce dont tu as besoin et elles en profitent. D’une manière générale, on te maintient dans l’ignorance et la bêtise et on t’affirme : on sait mieux que toi ce qui est bon pour toi. Ecoute-nous on va prendre soin de toi et de ta santé : « Vas-y consomme des produits anti-cholestérol, consomme des yaourts liquides aux probiotiques ! » Toi, tu prends ça tous les jours alors que t’en as besoin, tu prends ça parce qu’il vaut mieux prévenir que guérir mais en fait ça peut être hyper nocif pour ta santé. Et si t’en as besoin de ces trucs, ca te détruire la santé.

Hélène

1- Comment se fait-il que nous sommes devenues si mous et si inoffensifs ? Avant on manifestait ou on faisait grève parce qu’on réclamait plus de droits. On se battait
pour avoir plus de liberté ou de meilleures conditions sociales. Maintenant on manifeste pour éviter la régression. On supplie, on ne sait qui de conserver nos acquis du passé. On tente vainement de les sauvegarder comme on protège des animaux en voie d’extinction. Mais pourquoi en sommes-nous arrivés-là ? Est-ce qu’on n’a plus d’idéaux à défendre ? On sait que les multinationales et les transactions financières n’ont jamais enregistré de profits aussi élevés. Et pendant ce temps, nous, tels des mendiants, on accepte que nos miettes se réduisent en chapelure.

2- Quand je rentre dans ma région natale, j’ai toujours à un moment donné l’impression d’aller dans un club de dépressifs, un club spécialement conçu pour dépressifs qui connaissent
leur maladie mais ne font rien pour la soigner. Ils n’ont l’idée ni le courage de faire quelque chose. Ils attendent que ça passe ou que quelque chose vienne, comme ça, du gouvernement ou d’on ne sait où.

Non parce que franchement faut pas rêver là, faut être réaliste un peu. C’est la crise. Quand tu vois ce que tu vois à la télé et que t’entends ce que t’entends à la radio, et bien t’as plutôt intérêt à être content d’avoir une vie entourée de grisaille. Parce qu’ailleurs, c’est pire !
Ailleurs le tableau, il n’est pas gris, il est anthracite.
Moi, j’ai envie de les secouer comme des cocotiers ou des pruniers. J’aimerai tellement qu’ils aient un déclic, qu’ils bougent leurs petites fesses grises et qu’ils se disent : et pourquoi on n’irait pas chercher un peu de lumière ?

3- Et si au lieu de parler de liberté, de la défendre à coup de mots, on l’éprouvait ?

4- Vous-en avez pas marre vous d’être là aussi vifs et offensifs que des gastéropodes On est là tels des escargots à se replier dans notre coquille au moindre danger. On bave gentiment sur

ce qui nous révolte en rêvant d’une belle feuille de salade. Franchement, ça ne vous dérange pas de sans arrêt passer l’éponge et d’absorber ? Moi, je crois que mon pouvoir d’absorption est saturé. En tout cas, j’en ai marre d’être une éponge. Et comme le disait Achille Chavée, vous savez ce vieux peau-rouge qui jamais ne marcha en file indienne, « il ne faut pas toujours tourner la page, il faut parfois la déchirer »
Les rois d’Assyrie...

Quand vous êtes journaliste de presse écrite, c’est assez drôle de voir le comportement des politiques à la sortie des appareils photos. Ils s’agglutinent tous face à l’objectif comme des mouches affamées se jettent sur une trace de confiture. Et vas-y que je te pousse des coudes pour être visible sur la photo. Faut pas croire, même les plus petits hommes politiques succombent au quart d’heure de gloire warholien. Et quel quart d’heure ! La fête de la saucisse, le goûter des aînés, la remise de prix des 24 heures de pétanque, tous ces micro-évènements de la vie locale, ils y assistent dans le seul but d’être vu et dans l’espoir que le journaliste fera bien son travail.

Ces histoires de rois d’Egypte, ça me rappelle celle du peintre Léonard Tsughuharu Foujita. Foujita, tout le monde l’a oublié maintenant mais dans les années 20, il était super connu, c’était
une méga star aussi connu que Picasso même plus. C’était aussi un artiste hyper excentrique. Un jour il est venu dans une soirée mondaine avec un abat-jour sur la tête et il a réussi à faire croire à tout le monde que dans son pays ce n’était pas un abat-jour mais un chapeau.

L’essentiel pour un pays, ce n’est pas d’avoir à sa tête un grand homme mais une personnalité politique. Une personnalité qui va s’asseoir toute une après-midi sur le divan d’un plateau télé pour raconter sa vie : « ah ma maman, oh mon chien, ah mes enfants... », une personnalité qui fréquente les artistes du show-business et qui se pavane avec toutes les stars éphémères du moment. Aujourd’hui être une personnalité politique, c’est se comporter dans la vie comme dans un vernissage d’art contemporain : sortir son plus beau sourire et ses dents blanches, savoir parler de tout avec n’importe qui - sans jamais vraiment prendre position -, s’extasier des petits fours si gentiment offerts, ne pas trop perdre de temps à côtoyer des personnes qui ne vont pas servir nos intérêts mais surtout repérer les personnes les plus influentes, les approcher et s’afficher à leur côté.

Les tyrans romains

Un festin romain, qui peut resister à cela ? Qui n’a pas envie de se faire éclater la panse gratuitement ? Dans les vernissages, les festins y’a rien de tel pour attirer du public. En tout cas, moi je dis bravo les romains parce qu’au moins de temps en temps, le peuple, il avait quelque chose à bouffer. Au Brésil, y’a que le gratin qui s’est un festin pendant la coupe monde.

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