Rencontres/Lectures/Spectacles octobre - décembre 2017

Vitesse de la poésie avec Luc Dellisse 5/10/19h30 * Cycle Semons des Possibles : La vie secrète des arbres 24/10/19h *
Littérature de l’exil : cas du Kasaï 28/10/19h *
Pays dans un pays : Collectif Marcheuses et Marcheurs des Temps Présents17/11/19h
Bibliothèque vivante 25/11/14h-18h * Cycle Semons des Possibles : Les Communs 28/11/19h *
Cycle Les Riches nous coûtent chers : Les riches nous contrôlent, mais qui contrôle les riches ? 30/11/19h30 *
Le goût de chez soi : Lecture vivante par l’atelier Voix Vives 7/12/19h *
Yvonne, princesse de bourgogne. D’après Vitold Gombrowicz. Mise en scène de Carla Gillespie 16/12/20h *
La dernière convocation de Christine Van Acker 18/12/18h30


VITESSE DE LA POÉSIE

• Jeudi 5 octobre à 19h30

JPEG - 45.9 ko

Ce qu’on appelle l’expérience poétique ne se borne pas à lire ou à écrire des poèmes, en vers ou en prose. On peut même dire que l’essentiel se passe ailleurs.

Il s’agit d’éprouver avec une intensité et une largeur de vue inhabituelles notre sentiment d’appartenance au monde. Il s’agit d’apprendre à voir et à sentir ce qui est si présent autour de nous qu’il en est caché.

L’amour et les remous émotionnels qui s’y rattachent favorisent particulièrement ce renouvellement des apparences, cette ouverture du regard. Ce n’est pas un simple sujet poétique, au même titre que l’enfance, le voyage ou la mort, mais une des conditions majeures de son surgissement. Il fonctionne comme un accélérateur de particules des impressions, des émotions et des images qui naissent en nous.

En partant de quelques poèmes de Rilke, Apollinaire, Rimbaud et Dylan Thomas, mais aussi de sa propre expérience, Luc Dellisse décrira quelques modes d’apparition de la poésie dans notre existence.

Cette soirée, ouverte à toutes et tous, vous est proposée en guise d’introduction à l’atelier d’analyse et d’écriture poétique "Où est cachée la poésie ?" que Luc Dellisse animera d’octobre à décembre à la Maison du Livre.

Luc DELLISSE, romancier, essayiste et poète, publie en octobre 2017 un recueil de textes entre récits et poèmes en prose : L’amour et puis rien (L’Herbe qui tremble, Paris).

Entrée libre.

Retour au sommaire


Cycle Semons des Possibles

LA VIE SECRÈTE DES ARBRES

Atelier de lecture participatif

• Mardi 24 octobre à 19h

JPEG - 69.8 ko

Pas à pas, comme un semeur de graines, Peter Wohlleben (Les Arènes, 2017) nous révèle le langage des arbres, capables de communiquer entre eux par les odeurs et par les signaux électriques qu’ils émettent, mais aussi par un étonnant réseau racinaire comparable à un « Wood Wide Web », toile souterraine où s’échangent des informations sur les insectes environnants ou la sécheresse du sol. On y apprend comment les populations sylvestres mettent en place des stratégies collectives
de défense contre leurs agresseurs, à l’image des acacias de la savane africaine dont les feuilles se gorgent de substances toxiques pour éloigner les girafes qui les broutent, en même temps que la libération d’un gaz avertisseur alerte leurs congénères du danger.
On y découvre aussi que les arbres sont régis par une véritable organisation sociale, fondée sur l’entraide et la solidarité. Au sein d’une même espèce et d’un même peuplement, ils échangent des éléments nutritifs par leurs systèmes racinaires.

Présentation : Alain RUCHE et Régis URSINI.
Prochain atelier : 28 novembre.
Thème : les Communs.

Retour au sommaire


LITTÉRATURE DE L’EXIL : CAS DU KASAÏ

• Samedi 28 octobre à 19h

JPEG - 195.5 ko

L’asbl Alternatives Kasaïennes entend faire découvrir des auteurs originaires de la RDC peu connus en Belgique, par une introduction aux auteurs incontournables et à leurs apports à la littérature congolaise et internationale. La littérature congolaise étant prolifique, nous nous limiterons au vaste espace kasaïen, qui regroupe de multiples ethnies et dont une grande majorité d’auteurs congolais sont issus. Cette région est aussi celle qui a connu et connaît encore le plus grand exode de la RDC, suite aux récents massacres. Maints auteurs originaires de cet espace étant en exil, nous questionnerons le lien entre l’exil et leur production. La soirée a également pour but de sensibiliser le public à la problématique des bibliothèques en RDC qui souffrent de carence en ouvrages actualisés.

La conférence sera menée par Jean-Claude KANGOMBA, écrivain et chercheur à l’Université de Liège, Attaché scientifique au Musée et archives de la Littérature, enseignant des littératures africaines pour le CEC.

Auteur invité : Pie TSHIBANDA, auteur de Un fou noir au pays des blancs
Partie artistique : conte africain interprété par Shala KASAYI, conteuse et réalisatrice, et Kasala (poèmes chantés du Kasaï) par Mme Wailunga MPUNGA, linguiste.

P.a.f. : 7 euros, 4 euros étudiants et chômeurs, 1,25 euros art.27, entrée libre pour les sans papiers.

Retour au sommaire


PAYS DANS UN PAYS

Collectif Marcheuses et Marcheurs des Temps Présents

• Vendredi 17 novembre à 19h

JPEG - 121.2 ko

Faire pays dans un pays. Reconquérir un territoire politique au rythme lent de la marche. Porter des regards sur des situations qui disent les tensions du présent et du futur. Susciter les rencontres, les questions, les débats.
Le 20 mai 2017, à l’initiative des Acteurs des Temps Présents, deux marches se sont élancées, l’une de Liège, l’autre de Tournai, pour aboutir à Bruxelles. La première, la « marche des Communs », partait à la découverte de situations où les intérêts de quelques-uns mettent en péril le bien commun, que ce soit à Vottem, à Durbuy ou Nassogne. Avec la seconde, qui a traversé une bonne partie du Hainaut, la volonté était de repérer des lieux où se marquent la précarisation, l’appauvrissement que subit la région, afin d’envisager les réparations possibles − d’où son nom de
« marche des Réparations ».
Pour les marcheuses et marcheurs, il s’agissait, dans la foulée, d’élaborer collectivement une narration politique d’un type inédit, en proposant une autre manière de voir et de raconter le pays qui se dessinait sous leurs yeux. Ce livre entend garder trace de ce mouvement et en prolonger l’élan.

Textes, dessins et photos de Célestin de Meeûs, Alain Van Assche, Paul Hermant, Marie-France Simon, Carmelo Virone, Françoise Lesage, RaF Pirlot, Sophie Cereghetti, Caroline Larmarche, Timotéo Sergoï, Mathieu Bietlot, Fidéline Dujeu, Laetitia Clin, Matteo Orselli, Cédric Rutter, Cepag, Emilie Jacquy, Jean-Michel Hutsebaut, Métallos WB, Henri Alain, Tom Nisse, Martine Depauw, Véronique Nahoum-Grappe, Radio Panik, Saïd Elouiz.

Ed. Maeström- Réévolution, 2017.

Entrée libre

Retour au sommaire


BIBLIOTHÈQUE VIVANTE

• Samedi 25 novembre de 14h à 18h

Ne juge pas un livre à sa couverture. C’est à travers ce message que la Bibliothèque
vivante invite le lecteur à réfléchir. Les livres n’y sont pas en papier mais en chair
et en os et racontent une partie de leur trajectoire personnelle à partir d’un préjugé
auquel ils se sont trouvés un jour confrontés.
Une bibliothèque vivante fonctionne de la même façon qu’une bibliothèque classique : les bibliothécaires proposent un catalogue et conseillent les lecteurs dans le choix d’un livre qu’ils peuvent emprunter pour une durée de trente minutes et avec lequel ils échangeront à partir du préjugé vécu.
Vous seriez intéressé.e à devenir vous-même un livre vivant ? Nous vous invitons alors à participer aux deux journées de formation prévues les samedis 14 et 21 octobre. Pour plus d’informations vous pouvez contacter : humanlibrary@urca-asbl.org ou f.magagni@laconcertation-asbl.org. Liens vers des sitesqui présentent le projet : www.humanlibrary.org et www.laconcertation-asbl.org/bibliotheque-vivante.

Le projet est porté par URCA asbl en partenariat avec la Maison du livre, la Bibliothèque de Saint-Gilles, La Concertation ASBL - Action Culturelle Bruxelloise et Ensemble pour 1060 ! ASBL. Avec le Soutien de la Commission Communautaire
Francophone (COCOF), la Fédération Wallonie-Bruxelles, de Vlaamse Gemeenschapscommissie en de Gemeente Sint-Gillis - dienst Nederlandstalige aangelegenheden.

P.a.f. : entrée libre

Retour au sommaire


Cycle Semons des Possibles

LES COMMUNS

Atelier de lecture participatif

• Mardi 28 novembre à 19h

JPEG - 74.9 ko

Dans le cadre de son cycle de présentations de livres sur la transition au sein de son groupe Semons des possibles, l’asbl EsCo (Espaces et Coopérations) organise un événement sur le thème des Communs. Les Communs, qui combinent une ressource partagée par une communauté auto-organisée selon ses pratiques propres, sont un thème peu connu et pourtant présent dans la vie quotidienne sur toute la planète, y compris à Saint-Gilles ! Deux ouvrages seront commentés, associés à 5 capsules vidéos avec interview sur des initiatives proches de nous, ainsi qu’une vidéo avec Michel Bauwens, fondateur de la Fondation P2P et un des co-fondateurs d’EsCo.
Ouvrages : ’Le dictionnaire des Communs’, Divers auteurs, PUF, 2017, et ’La Renaissance des Communs : Pour une société de coopération et de partage’, par David Bollier (accès gratuit en ligne), Editions Mayer, 2014.

Présentateurs EsCo :Patrick Vinck et Alain Ruche

Retour au sommaire



Cycle Les Riches nous coûtent chers

LES RICHES NOUS CONTRÔLENT, MAIS QUI CONTRÔLE LES RICHES ?

• Jeudi 30 novembre à 19h30

JPEG - 49.7 ko

Blanchi, optimalisé, dématérialisé, au paradis, l’argent gouverne le monde, c’est entendu et vérifiable chaque jour. Face à cette toute puissance, malgré l’inégalité des forces en présence et dans un contexte d’impunité largement organisée, les contre-pouvoirs s’efforcent d’exister, dénoncent, appellent à la régulation, avec plus ou moins de réussite.
Juges forcément rouges, journalistes en cartel, auteurs d’investigation : à quoi mènent leurs combats ? jusqu’où peuvent-il aller ? qui sont-ils, d’abord ? Les riches nous contrôlent mais qui contrôle les riches ?

Pour en débattre, autour de Martine CORNIL, quatre lanceuses et lanceurs d’alertes : la première, la juge Manuella CADELLI, est connue pour son verbe fort dans un univers qu’on associe souvent au devoir de réserve, le deuxième, Alain LALLEMAND, fait partie de l’équipe belge du Consortium international des journalistes d’investigation (prix Pulitzer pour les « Panama Papers »), tandis que Gabrielle LEFÈVRE et Eric DAVID appellent à Juger les multinationales, dans un
livre publié aux éditions Mardaga.
Le recours à la justice, c’est l’arme des victimes ! À quand un « tribunal pénal international » apte à juger les exactions de ces colosses industriels ?
Le tout nous promet une nouvelle rencontre aussi édifiante que passionnante.

Le Collectif Les riches nous coûtent cher ! est composé de Bruxelles Laïque, le Centre régional du Libre Examen, la Maison du Livre, Pac Régionale de Bruxelles.

P.a.f. : montant libre.

Retour au sommaire


LE GOÛT DE CHEZ SOI

Lecture vivante par l’atelier Voix Vives

• Jeudi 7 décembre 2017 à 19h

JPEG - 98.4 ko

Bâtir des murs et un toit, c’est définir un dedans et un dehors. Ancrage et point de
départ, avec chaque maison apparaît une intimité, commence une histoire et s’élaborent des projets.
C’est à la maison que germe l’élan des premiers départs et c’est à partir d’elle que nous pouvons explorer nos instincts sédentaires ou nomades. Et par voie de conséquence, on découvre la maison des autres, l’odyssée est sans fin.
Nous vous invitons à une visite guidée en bonne compagnie : Jean-Christophe Bailly, Nabokov, Homere, Herman Melville , Andreï Makine, Edith Wharton et bien d’autres....

Réservation souhaitée :
asblpasmoi@gmail.com ou 02/5345087

Vous serez accueillis au bar de la Maison du livre à partir de 19h mais les portes seront fermées à 19h30

Retour au sommaire


YVONNE, PRINCESSE DE BOURGOGNE

D’après Vitold Gombrowicz
Mise en scène de Carla Gillespie

• Samedi 16 décembre à 20h

JPEG - 109.5 ko

Dans un royaume inconnu, à l’occasion d’une fête, une jeune fille, Yvonne, est rejetée et jugée comme laide par l’ensemble des invités. Sauf par le beau et riche Philippe, qui décide de l’épouser. Dès lors, la présence d’Yvonne gangrène le groupe qui s’entre-déchire, et en vient à la haïr mortellement.
Le principal parti que nous prenons est de faire d’Yvonne la représentation d’un phénomène : la société se base sur un principe de normes et de marges pour s’établir. Ceux qui respectent ces normes prospèrent et font prospérer la société, et ceux qui sont dans ces marges sont rejetés par la société, par ceux qui la composent et l’établissent. L’aspect physique, la façon de s’exprimer, le respect que l’on accorde à autrui sont autant de critères qui constituent les normes d’une société.
Pour ce qui est d’Yvonne, elle n’est pas en marge pour une raison claire : elle n’a pas d’identité, elle est inerte. C’est cette inertie intrigante (et volontaire semble-t-il ?) que nous avons définie comme étant la raison de toute l’agitation qu’elle produit autour d’elle.
Enfin, notre mise en espace invite les spectateurs à suivre les personnages et donc à se déplacer à leurs côtés dans les différents endroits que nous propose le lieu du spectacle. Les acteurs se rendent sympathiques, s’invitant dans le public et interagissant avec lui. De cette manière, personnages et spectateurs voient Yvonne avec le même regard, et réagissent ensemble, cruellement et absurdement.

Spectacle très librement inspiré de la pièce Yvonne, princesse de Bourgogne de Witold Gombrowicz, avec Irene Chamorro Guindel, Anthony Forrat, Valentin Dayan, Carla Gillespie + guest.

P.a.f. : 5 euros tarif plein et 3 euros (chômeur, étudiant, senior)

Retour au sommaire


LA DERNIÈRE CONVOCATION

• Lundi 18 décembre à 18h30

Début septembre 2017, les éditions du Cactus Inébranlable publiaient La dernière convocation, un petit pamphlet rubicond dans lequel Christine VAN ACKER, accompagnée d’autres auteurs, dénonce les effets pervers des contrôles accrus qui stigmatisent les chômeurs. Et notamment les artistes, pour lesquels la durée limitée de leurs contrats d’emploi ne correspond pas au temps effectif du travail qu’ils ont à fournir (répétitions, temps de création, réalisations radios... non rétribués, et prestés les jours chômés).
Deux semaines plus tard, un nouveau tirage du livre fut nécessaire. L’affaire prit de l’ampleur. On en parla dans la presse, sur les antennes nationales. Depuis octobre, Christine Van Acker n’est plus au chômage. Elle a envoyé son pamphlet au Forem plutôt que de se rendre à cette ultime convocation. Elle a « démissionné » pour ne plus avoir à prouver, justifier, mais surtout pour ne plus participer à la schizophrénie d’une administration algorithmique à laquelle il est de plus en plus difficile de donner un visage humain. Sauter d’un train sans conducteur qui ne mène nulle part, est-ce
sortir des rails ou faire le jeu du système ?
Envie d’en discuter plus avant ? Vous êtes invité/e/s le lundi 18 décembre à 18h30 à une lecture-débat en présence des auteurs, animée par Eddy CAEKELBERGHS et ouverte à tout être humain, sans distinction de statut.

Entrée libre.

Recevoir notre Newsletter

Debout les mots !

ImagiMots !