Le grand bal des pensées sauvages

Ces dernières semaines ont été riches d’événements heureux à la Maison du Livre, où nous avons vécu de beaux moments en votre compagnie. Le premier en mai, au cours du Banquet Littéraire, gastronomie et littérature dégageaient les mêmes saveurs d’abondance, de convivialité et de générosité. Nous vous avons joyeusement servi chaque vers, chaque verre et chaque plat par nos soins mitonnés, et en retour, nous avons reçu de vous sourires, applaudissements, remerciements... Les plus nourris ne sont pas ceux qu’on pense... Promis, on remettra ça sans attendre 20 ans de plus !

Quant à ce 15 juin, il restera inscrit dans les mémoires. Pendant près de 3 heures nous avons chanté, crié, valsé, jerké, rocké et brandi le poing sur des chansons de Jean Ferrat, Joan Baez, Alain Bashung, Bernard Lavilliers ou Jacques Higelin, et nom d’une révolution culturelle, que c’était bon pour l’âme et le corps ! Ce Bal du Grand Soir spécialement composé pour nos 20 ans, je vous recommande chaudement de le vivre à votre tour si vous en avez l’occasion, il requinque et (re)mobilise mieux que n’importe quel slogan.

Et heureusement ! Heureusement qu’il nous est encore possible de faire provision de moments heureux ! Car les nouvelles qui nous viennent du monde d’aujourd’hui ne sont pas bonnes... Aux Etats-Unis, dont les conceptions éthiques migrent très dangereusement vers nos frontières, on arrache des enfants des bras de leurs parents, on les place dans des cages, on les déplace par centaines sans relever leur identité ni celle de leur famille... Chez nous, me direz-vous ? Dans notre état de droit, comme le répète Charles Michel comme un mantra ? Rien de bien grave, on se contentera de les enfermer ensemble, parents-enfants, dans des prisons spécialement construites pour eux...

Comme disait le Chat de Geluck, après tout, je ne vois vraiment pas pourquoi on devrait autoriser à vivre chez nous des gens qui n’ont pas eu le courage de se laisser violer, torturer et assassiner chez eux.

Pourquoi ? Parce que nous ne sommes pas encore des robots, mais des humains doués d’empathie.

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