La Brucellôse : la revue des meats-culpa
Revue des Urinoirs et Lieux d’Aisance Bruxellois, La Brucellôse se lit, selon la formule consacrée, « dans un jet mal assuré ». Collages de mauvais goût, dessins scabreux, aphorismes, irréflexions, slogans, la revue des urréalistes Belges accueille aussi les latrines de la littérature — qui documente les auteurs oubliés -, les travaux de l’Ouvroir de Brèves de Comptoir Potentielles (OuBrecPO), ou encore l’annonce annuelle du Prix Littérature Vieillesse.
Collée au gré de déambulations alcoophiles, on la retrouve cependant plus particulièrement en des lieux interlopes, squats, cafés et bars où son contenu folâtre ravit un public exigeant, composé essentiellement d’ivrognes patentés et de filles à cystite chronique. Auréolée de la licence propre aux lieux d’exception où elle
s’affiche, La Brucellôse rit bien sur de toux, mais pas avec les tuberculeux.




