L’imaginaire à venir et les droits de la nature : une assemblée citoyenne sauvage
Rencontre avec l’auteur Camille de Toledo et Céline Romainville, professeure de droit constitutionnel à l’UCLOUVAIN, pour la modération.
Le monde se transforme. Des pays, dans le monde entier, reconnaissent les droits d’entités naturelles : des rivières, des lacs, des forêts, des vallées, des vagues… On voit s’affirmer, partout, de nouveaux « sujets de droit ». Mais quelle espèce de monde pourrait naître de ces profondes transformations ? Comment répondre par l’imaginaire — et avec ce tournant des droits de la nature — aux diverses crises du présent et du futur ?
Divers groupes de lectrices, de lecteurs, à Bruxelles et dans les environs, sont invités à lire L’internationale des rivières, un récit de l’avenir, paru aux éditions Verdier, pour venir en discuter lors d’une « assemblée citoyenne sauvage », animée par Céline Romainville, en présence de l’écrivain Camille de Toledo, porteur de plusieurs projets, à l’échelle européenne, pour accompagner ce qu’il nomme « le soulèvement légal de la Terre ».
Parce que répondre aux visions apocalyptiques et aux diverses catastrophes exige un travail collectif, de convergence, vers des « lois à venir », nous vous invitons à venir nombreuses, nombreux, pour discuter de ces hypothèses émergentes.
Pour inventer ensemble, dans la joie, le monde à venir.
Ouvert à touxtes.
Camille de Toledo, né à Lyon en 1975, et vit à Berlin. Écrivain, diplômé en sciences politiques et docteur en littérature comparée, il a enseigné l’écriture créative à La Cambre (Bruxelles) pendant plus de dix ans. Son travail au cours des vingt dernières années a porté sur les mémoires, les spectres, l’invisible, la traduction, et la traduction notamment des formes de vie naturelles. Il est l’une des principales figures en Europe de la lutte pour donner des droits aux entités naturelles avec des projets tels que « le parlement de Loire » (2019 – 2021), et le projet « Vers une internationale des rivières » autour du travail des forces et des éléments naturels.
Céline Romainville enseigne le droit constitutionnel, le droit des droits et libertés et la théorie générale de l’État. Ses recherches, et celles de son équipe, portent sur le fédéralisme et les institutions bruxelloises, sur le régime parlementaire et la confiance dans les institutions politiques et sur le droit constitutionnel face au défi du respect des limites planétaires. Elle s'engage régulièrement dans la débat public et la société civile, comme experte, comme membre active de la Ligue des droits humains, ou en mobilisant ses recherches appliquées dans le cadre du contentieux climatique, en particulier sur le Farmer case.
Photo © Lara Herbinia




